Ouagadougou, 22 décembre 2025 – Le comité de coordination du Prix NO’OCULTURES de la Critique d’Art en Afrique a le plaisir d’annoncer les résultats de la 6ᵉ édition du concours, consacrée cette année à la peinture. Après examen et délibération, le jury a distingué les trois meilleures critiques issues des textes reçus autour de la série picturale Sans Titre (2007) de l’artiste congolaise Bill Kouélany.
Avec son article intitulé « Recoudre l’humanité : l’esthétique de la survie dans “Sans Titre” (2007) de Bill Kouélany », le critique d’art togolais Kosi Sessi obtient la plus grande moyenne et se hisse à la première place du classement. Sa critique est « une analyse cohérente, sensible et maîtrisée qui allie profondeur esthétique et humanité. Elle établit un lien pertinent entre les matériaux et la gestuelle artistique de l’artiste et les enjeux de la condition humaine, à travers une écriture fluide et bien structurée », justifie le jury avant de conclure que « la critique parvient à interroger la survie et la reconstruction avec une grande lucidité ».
Le Camerounais Ismaël Nsangou avec son texte « Bill Kouélany et l’universalisme » et le l’Ivoirien Christian Hervé Guehi avec son article « Critique d’art : l’universalité mise à nu par Bill Kouélany » se classent ensuite respectivement 2è et 3è de cette édition du Prix.
Sous le signe de la pensée visuelle africaine
Consacrée à la peinture, cette 6ᵉ édition du Prix NO’OCULTURES a invité les participant·es à interroger la densité symbolique et la force expressive de l’œuvre de Bill Kouélany, figure majeure de la scène artistique contemporaine africaine et fondatrice de LES ATELIERS SAHM à Brazzaville au Congo. Les textes reçus témoignent d’une diversité d’approches critiques, mêlant esthétique, engagement et lecture sensible.
Mis sous anonymat, ils ont été évalués par un jury exigeant et représentatif. Présidé par Pascal Konan (Côte d’Ivoire), artiste plasticien et professeur de peinture à l’École des Beaux-Arts d’Abidjan, il était composé de Élie Ramanankavana (Madagascar), critique d’art et poète, lauréat du Prix NO’OCULTURES 2023 consacré à la photographie ; et de Patrick Ngouana Nkene (Cameroun), critique d’art, régisseur d’exposition et curateur à Doual’art.
Les membres du jury ont salué la qualité générale des textes et souligné la montée en rigueur des écritures critiques en Afrique, malgré des disparités de niveau et la vigilance requise face à l’usage des outils d’intelligence artificielle.
Un engagement continu pour la critique d’art africaine
Créé en 2020 par l’Association panafricaine Nord Ouest Cultures, en partenariat avec le Réseau panafricain et pluridisciplinaire CRITIQUES AFRICAINES et la plateforme noocultures.info, le Prix NO’OCULTURES vise à valoriser, encourager et professionnaliser la critique d’art sur le continent africain.
Après le cinéma (2020), la musique (2021), la littérature (2022), la photographie (2023), la danse (2024) et désormais la peinture (2025), le Prix continue de célébrer la diversité des disciplines artistiques et des voix critiques africaines.
Les trois textes finalistes seront publiés dans la revue NO’OCULTURES et sur la plateforme www.noocultures.info. Les trois lauréats recevront des attestations d’excellence, tandis que le 1er se verra décerné, en plus, un trophée sur une manifestation artistique dédiée à la Peinture et aux Arts visuels, témoignant de la reconnaissance du secteur.
Le Prix NO’OCULTURES poursuivra en 2026 sa route avec une nouvelle discipline et une ouverture plus grande aux jeunes voix critiques émergentes du continent.
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